Dans le cadre du projet MICROPLAITE, partez à la rencontre de celles et ceux qui font vivre le projet au quotidien.
À travers une série d’interviews et de portraits, la parole est donnée aux partenaires engagés afin de mieux comprendre leur rôle, leurs motivations et leur vision du projet.
Pour ce portrait, rendez-vous avec Denis Vandormael chez Sirris, coordinateur du projet MICROPLAITE.
Qu'est-ce qui vous a convaincu de porter le projet MICROPLAITE ?
MICROPLAITE correspond très bien à ce que nous cherchons à faire chez Sirris dans le cadre de nos activités « Engineering for Healthcare » : mettre les compétences et les méthodes de l’ingénierie au service de problématiques concrètes de santé.
Ce qui m’a particulièrement convaincu, c’est que le projet se situe à la rencontre de plusieurs mondes. Il associe des compétences d’ingénierie et de fabrication, des innovations en matériaux, de la biologie cellulaire et, en toile de fond, les besoins de la médecine régénérative. C’est souvent à ces interfaces que naissent les innovations les plus intéressantes. Ici, il ne s’agit pas simplement de développer une nouvelle technologie, mais de combiner des briques qui, jusqu’à présent, étaient encore largement développées séparément.
Pour Sirris, c’est aussi un rôle qui nous correspond bien : apporter notre capacité à concevoir, fabriquer et surtout intégrer différentes technologies dans un système fonctionnel, tout en travaillant avec des partenaires qui possèdent des expertises très pointues dans les matériaux et les sciences du vivant.
Qu'est-ce qui vous enthousiasme le plus dans cette aventure collaborative ?
Ce qui m’enthousiasme le plus, c’est de voir comment les développements des différents partenaires viennent progressivement s’influencer les uns les autres. On ne juxtapose pas des expertises : on doit faire en sorte qu’elles fonctionnent réellement ensemble.
Un bon exemple est l’intégration des nouveaux matériaux développés dans le projet. Un support peut avoir d’excellentes propriétés pour la croissance cellulaire, mais il faut encore pouvoir l’intégrer dans un dispositif, assurer son interface avec les fluides, maîtriser les conditions d’utilisation et rendre l’ensemble reproductible. C’est précisément là que Sirris apporte sa culture d’ingénierie : transformer différentes briques technologiques en un système cohérent et fonctionnel. Et, en retour, les contraintes liées aux matériaux ou au vivant nous obligent aussi à faire évoluer la conception du dispositif.
C’est cette logique d’aller-retour entre matériaux, biologie et ingénierie qui me paraît particulièrement riche, parce que l’innovation naît réellement de cette interaction.
Quel impact espérez-vous que MICROPLAITE aura dans les prochaines années ?
J’aimerais que MICROPLAITE montre concrètement ce que l’on peut obtenir lorsqu’on fait travailler ensemble l’ingénierie, les matériaux et les sciences du vivant.
En développant de nouveaux matériaux et en les intégrant dans des systèmes capables de mieux reproduire l’environnement des cellules, l’objectif est de disposer de modèles in vitro plus pertinents pour étudier et évaluer des solutions de reconstruction tissulaire.
Mais l’enjeu ne s’arrête pas à la démonstration scientifique. J’espère aussi que les technologies et les méthodes développées pourront être reprises par des entreprises, notamment des PME, pour accélérer leurs propres activités de R&D et tester plus facilement de nouveaux biomatériaux ou dispositifs médicaux.
Et il y a surtout une finalité très concrète : contribuer à mieux soigner les personnes qui ont besoin de solutions de reconstruction ou de régénération tissulaire. En permettant de développer et d’évaluer plus efficacement de nouvelles approches, MICROPLAITE peut aider à accélérer leur mise au point et, à terme, à proposer des solutions thérapeutiques plus performantes et mieux adaptées aux patients.
À plus long terme, j’aimerais surtout que MICROPLAITE laisse derrière lui plus qu’une plateforme : un réseau de compétences et de collaborations durables entre l’ingénierie, les matériaux et les sciences du vivant, qui puisse continuer à faire naître de nouveaux projets et de nouvelles applications en santé.
Pour conclure, si vous deviez résumer MICROPLAITE en trois mots, lesquels choisiriez-vous ?
Technologie. Convergence. Impact.
Technologie, parce que MICROPLAITE mobilise des savoir-faire technologiques avancés pour transformer des concepts scientifiques en solutions concrètes au service de la santé. C’est là que l’expertise d’ingénierie et d’intégration de Sirris prend tout son sens.
Convergence, parce que l’innovation naît ici de la rencontre entre plusieurs mondes : l’ingénierie, les biomatériaux, la biologie cellulaire et la médecine régénérative. C’est leur mise en commun qui permet d’imaginer des approches nouvelles.
Enfin impact, parce que notre ambition est que ces développements dépassent le cadre du projet et puissent demain être utiles aux chercheurs et aux entreprises, avec, à terme, l’espoir d’améliorer la prise en charge des personnes qui ont besoin de reconstruire ou régénérer des tissus.